Bientôt un vaccin contre la peste?

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En 2013, l’OMS a répertorié 783 cas dont 126 mortels, et en 2015, 16 cas ont été rapportés dans l’Ouest des Etats unis dont 4 mortels.

La bactérie responsable de la peste est en tête de liste dans les préoccupations du Center for Disease Control and Prevention (CDC), côte à côte avec l’anthrax, le virus d’Ebola, de la variole et de Marburg notamment. Rappelons que la peste peut être bubonique, septicémique ou pulmonaire selon le mode de transmission.Non traitée, la forme bubonique a un taux de mortalité de 40 à 70 % et les formes pulmonaire et septicémique sont quasiment toujours fatales en cas de retard de prise en charge. Cependant, l’utilisation de la streptomycine, de la gentamycine, des tétracyclines et des fluoroquinolones a permis une diminution de la mortalité. Une équipe américaine a récemment rapporté dans Nature Vaccines une avancée prometteuse.En effet, l’équipe de Tiner a travaillé sur plusieurs modèles de Yersinia pestis soit en mutant certains gènes soit en supprimant des gènes de virulence. Après vaccination de souris et de rats avec ces différents mutants, les auteursont observé un pic d’IgG spécifique de Yersinia pestis entre J35 et J56. Chez toutes les souris immunisées, les résultatsont montré une augmentation des cellules B mémoires, de CD4+ et de cytokines pro-inflammatoires comme l’IL- 17 ou l’IFNgamma.À J120, ces animaux ont été exposés à une souche sauvage de Yersinia par voie nasale. Avec certains mutants, la réponse humorale et cellulaire prolongée est efficace à 100 % contre la peste pulmonaire et des études supplémentaires sont nécessaires mais ces vaccins vivants atténués sont une avancée encourageante pour d’une part éradiquer définitivement ce germe mais surtout pour une protection potentielle en cas de guerre biologique.

 

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